. Tes pas résonnent dans l'obscurité. Tes pieds frôlent le plancher avec rapidité et souplesse. Ta longue robe blanche danse au rythme de tes mouvements. Tu portes dans ta main gauche une bougie, blanche elle aussi. Sa faible lueur se reflète sur la lame en argent que tiens fermement de ta main droite.
. La flamme éclaire ton visage fin un court instant, suffisament longtemps pour que l'on puisse voir des lèvres rouges, des joues de pouée et des yeux profonds encadrés par des sourcils en arc. Une légère brise fait voler tes cheveux bouclés, blonds comme l'or. Ce vent t'apporte un son, celui d'une chouette probablement. Surprise plus qu'effrayée, tu t'arrêtes cependant un moment, le dos contre le mur et le coeur battant. Dès que les pulsations eurent repris leur cours normal, tu repars, plus decidée que jamais. Je vois bien que plus rien ne peut t'empecher de continuer desormais. Est-ce bien ou mal, je l'ignore...
. Tu arrives maintenant devant la chambre. Tes yeux se ferment, tu fais une courte prière et demande a Dieu de te donner du courage, car tu en aurais bien besoin. Pourtant tu sais très bien que le seigneur s'est detourné de ta vie, il ne peut t'être d'aucune utilité dans ce que tu va accomplir. En silence, tu implore son pardon pour ce qui va suivre...
. Ta main se pose sur la poignée en acier, elle se tourne et s'ouvre dans un déclic. Redoublant de prudence, tu entres dans la piece. La, devant toi, repose l'homme. Celui auquel tu pense chaque instant, celui qui hante tes nuits...Le drap enroulé autour du torse, la tete enfoncée dans l'oreiller, il est si vulnérable en cet instant ! Il est à ta merci et tu sens le pouvoir te monter aux joues...Tu frissones de plaisir, savourant le moment. Ton regard se pose sur le visage du jeune homme. Qu'il est beau ! Mais le desir laisse place au degoût lorsque tu revois, en scènes entrecoupées, ses actes deliberés. La haine a grandi en toi et a installé une soif de vengeance encore non assouvie...
. Ta main tenant le coutelas se lève et s'abaisse sur le corps assoupi. Avec rage, tu repètes le mouvement en gestes saccadés. Cela s'est passé en un instant qui parut une éternité. L'homme n'a pas poussé un cri, il n'a pas eu le temps de se relever. Il a juste aperçu ton visage avant que la bougie ne tombe par terre et s'éteigne. Tu as pu lire dans ses yeux de l'effroi, de la surprise et de la peine, puis il s'est effondré, inanimé. Ton couteau est luisant du liquide sombre qu'est le sang.
. Tu trembles, l'arme tombe de ta main. Pres de toi gît le corps de ton amant, le seul amour ayant occupé ta vie. Une larme coule, incertaine, le long de ta joue et s'écrase sur le sol, se mêlant au sang. Tu te jettes a terre aux côtés de l'homme tant aimé. Tu caresses ses cheveux d'un noir d'ébène, tu embrasse ses lèvres avec douceur. Son visage est paisible, mais...tes pleurs redoublent. Qu'as tu fait, pour déjà le regretter ? L'amour est si proche de la haine, et la, tu le sais plus que jamais...
. Le clair de lune baigne ton corps d'un sentiment inconnu, que tu peines à distinguer. Ce froid...il s'est emparé de ton esprit et ne le quittera plus...jamais
. La flamme éclaire ton visage fin un court instant, suffisament longtemps pour que l'on puisse voir des lèvres rouges, des joues de pouée et des yeux profonds encadrés par des sourcils en arc. Une légère brise fait voler tes cheveux bouclés, blonds comme l'or. Ce vent t'apporte un son, celui d'une chouette probablement. Surprise plus qu'effrayée, tu t'arrêtes cependant un moment, le dos contre le mur et le coeur battant. Dès que les pulsations eurent repris leur cours normal, tu repars, plus decidée que jamais. Je vois bien que plus rien ne peut t'empecher de continuer desormais. Est-ce bien ou mal, je l'ignore...
. Tu arrives maintenant devant la chambre. Tes yeux se ferment, tu fais une courte prière et demande a Dieu de te donner du courage, car tu en aurais bien besoin. Pourtant tu sais très bien que le seigneur s'est detourné de ta vie, il ne peut t'être d'aucune utilité dans ce que tu va accomplir. En silence, tu implore son pardon pour ce qui va suivre...
. Ta main se pose sur la poignée en acier, elle se tourne et s'ouvre dans un déclic. Redoublant de prudence, tu entres dans la piece. La, devant toi, repose l'homme. Celui auquel tu pense chaque instant, celui qui hante tes nuits...Le drap enroulé autour du torse, la tete enfoncée dans l'oreiller, il est si vulnérable en cet instant ! Il est à ta merci et tu sens le pouvoir te monter aux joues...Tu frissones de plaisir, savourant le moment. Ton regard se pose sur le visage du jeune homme. Qu'il est beau ! Mais le desir laisse place au degoût lorsque tu revois, en scènes entrecoupées, ses actes deliberés. La haine a grandi en toi et a installé une soif de vengeance encore non assouvie...
. Ta main tenant le coutelas se lève et s'abaisse sur le corps assoupi. Avec rage, tu repètes le mouvement en gestes saccadés. Cela s'est passé en un instant qui parut une éternité. L'homme n'a pas poussé un cri, il n'a pas eu le temps de se relever. Il a juste aperçu ton visage avant que la bougie ne tombe par terre et s'éteigne. Tu as pu lire dans ses yeux de l'effroi, de la surprise et de la peine, puis il s'est effondré, inanimé. Ton couteau est luisant du liquide sombre qu'est le sang.
. Tu trembles, l'arme tombe de ta main. Pres de toi gît le corps de ton amant, le seul amour ayant occupé ta vie. Une larme coule, incertaine, le long de ta joue et s'écrase sur le sol, se mêlant au sang. Tu te jettes a terre aux côtés de l'homme tant aimé. Tu caresses ses cheveux d'un noir d'ébène, tu embrasse ses lèvres avec douceur. Son visage est paisible, mais...tes pleurs redoublent. Qu'as tu fait, pour déjà le regretter ? L'amour est si proche de la haine, et la, tu le sais plus que jamais...
. Le clair de lune baigne ton corps d'un sentiment inconnu, que tu peines à distinguer. Ce froid...il s'est emparé de ton esprit et ne le quittera plus...jamais

